Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog
/ / /

BOUCLIERS

 

 

En 1988,  la galerie ARS LONGA de Rouen, 'expose mes "Boucliers" (une forme de défense!) : quelques exemples :

 

005.JPG007.JPG008-copie-1.JPG

010.JPG006-copie-1.JPG009-copie-2.JPG

 

Formats : ci-dessus :56x40; ci-dessous : Grand bouclier : 76x50

 

011.JPG

 

Les gens d'ici, les rouennais, n'ont pas aimé mes boucliers ! ( aucune vente) et malheureusement peu après la galerie qui accuellait des artistes sans doûte pas assez "commerciaux " a dû fermer ses portes ..

 

A l'époque j'avais écris un petit texte  : je l'éditerai après....peut-être

 

Bon le voilà :

 

BOUCLIERS

 

 

La forme précède le symbole : d'abord naît, s'impose l'idée plastique – ensuite peut être cherchée une interprétation - une formulation littéraire.;

 

D'après Chevalier et Gheerbrant (dictionnaire des symboles chez Seghers) = le bouclier est dans bien des cas une représentation de l'univers : « Comme si le guerrier qui le porte opposait le cosmos à son adversaire et comme si les coups de celui-ci, frappaient bien au delà du combattant qui se trouve en face de lui et atteignaient la réalité ici figurée ».

 

Si l'artiste est combattant , l'ennemi c'est bien la réalité imposée par les systèmes qui peuvent écraser ou nier l'individu dans ce qu'il a de différence par rapport à la « normalité».

 

C'est aussi la médiocrité à laquelle (et de laquelle) tout le monde participe contraint et forcé d'être un rouage – pour survivre.

 

A l'opposé ce n'est pas une « réalité  - meilleure ou supérieure » qu'on doit vouloir montrer aux autres (l'art na rien à voir avec la politique ou la compétition sportive !) - ou encore pire : mépris de l'autre, le spectateur : simplement une réalité qui se veut prégnante et non illustrative des réalités qui nous entourent – brandie comme défense par rapport aux oppressions de toutes sortes, exorcisme des barbaries toujours renaissantes, des schizophrénies collectives et enfin (!) lutte pour une réalisation artistique.

 

 

Jean-Paul MALLARD – Février 1988

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cette page

Repost 0
Published by